Enculer dureEnculer était sobrement présent au dernier Salon de la Revue, du 10 au 12 octobre 2008. Pour le folklore circonstanciel (animations, ateliers, performances), nous vous invitions à aller faire un long voyage dans le but de procréer. 18e salon de la revue Si tu as une télévision et que tu as envie de lui écrire un mot, va te pendreScandale dans le pot de chambre littéraire : des éditeurs confient des projets à des illettrés Pour les parasites qui naissent, se développent et meurent dans les médias, la critique des médias est encore une catégorie des médias. Préservé ainsi de toute extériorité critique, le parasite qui nait, se développe et meurt dans les médias est la seule créature dont l’inconscient est structuré comme un débat. bonjour, je ne sais pas précisément à qui je m’adresse via cette adresse générique : au comité et aux principaux participants d’enculer donc je découvre votre revue dont j’aime le titre et le reste … je prépare la publication chez léo scheer dans la collection qu’y dirige laure limongi d’une revue, un oneshot consacré aux séries télé ouvrage ambigu se présentant comme un vrai guide sur les séries télé mais conçu comme une revue de création thématique = la contrainte étant de traiter une série télé tous les textes/contributions étant rédigés par des écrivains et artistes et anthologique subjective de ce qui se fait en poésie contemporaine je vous contacte sans doute un peu tard mais j’aimerais bien que vous y participiez nous voulons sortir la revue fin novembre et maquetter cet été est-ce que ça vous dirait de faire quelque chose ?? sur une ou plusieurs séries ? bien cordialement emmanuel rabu Si nous écrivons sur quelque chose de dégradant sans dégrader cette chose elle-même absolument alors rien ne nous sauve de la dégradation. Les objets dégradés dégradent ceux qui les érigent en objet à penser autant qu’ils dégradent ceux qui s’y abiment pour ne pas penser. Tout écrivain visant à créer dans le couloir de diffusion de la télévision de la distinction, des zones, des hiérarchies, par l’élection ou le rejet d’un de ses objets est mort dans l’écriture comme il est mort dans le discernement. Il ne saurait exister de discernement dans la galaxie dégradée de l’indistinction totale. Tout écrivain qui accorde plus d’une ligne à la télévision sans se sentir dégradé par elle est un écrivain dégradé qui ne mérite pas plus haut qu’elle comme objet à penser. Tout écrivain ayant pour objet la télévision est moins qu’elle est au-dessous d’elle et au-dessous de tout ce qu’elle dégrade. Toute ligne écrite sur la télévision est une ligne de trop offerte à la dégradation et vise à cacher la dégradation sous la fausse parole de la distance. Toute fausse parole enlisée dans le commentaire de ce qui ne mérite pas plus d’être discouru que d’être vu que d’être écrit que d’être acquiescé en quoi que ce soit se propage dans l’amour de la dégradation. Tout écrivain qui regarde une télévision sans la détruire instantanément est un porc. Tout écrivain qui se donne à la parole plus d’une ligne sur un objet télévisé est un collabo. Si nous écrivons une ligne de plus sur ce qui en rien n’est discutable à savoir la traîtrise radicale que représente toute écriture sur la télévision qui n’en soit pas le rejet absolu, si nous écrivons cette ligne, ce sera encore la ligne de trop. Le mot télévision est écrit par nous pour la dernière fois. Enculer Bien reçu merci mais il ne s’agissait pas de traiter de la télévision, mais des séries télé, des fictions qu’elle diffuse. Cependant j’aime votre texte et je suis navré qu’il ne corresponde pas exactement au sujet mais j’ai déjà refusé plusieurs textes qui allait en ce sens : général polémique. Bien à vous Emmanuel Rabu exercice : à ton avis, à quel moment de la lecture notre ami a-t-il décroché ou s’est-il cru le critique possible d’une position qui le nie ? Quel est le mot qui a entraîné sa confusion ou son désir de duplicité ? Qu’aurait-il fallu écrire à ce guignol pour qu’il comprenne le sens général du texte des Enculer ou qu’il ne puisse se bercer de l’illusion qu’il est autre chose qu’une merde ? est-il grossièrement fourbe ou parfaitement idiot ? Crois-tu toi aussi que la télévision est composée de parties distinctes dont certaines puissent te sauver avec elle ? Au cul Rabu, dans son fion la télévision Parade nuptiale Une belle brochette d’Enculer sera présente au 17e Salon de la revue, à Paris les 19, 20 et 21 octobre 2007, à l’Espace des Blancs-Manteaux, 75004 Paris.
Nous vous y présenterons toutes les publications Chiens. Tout visiteur portant un T-Shirt "Je n’ai pas voté pour ce détritus" gagnera cinq minutes de conversation avec l’Enculer de son choix. Tout phénoménologue sera battu à mort à coup de teckel. Des tas de renseignements sur le truc sont fournis ici. BéNéF : deux revues pour le prix d’uneAu moment de la parution du premier numéro d’Enculer, Nathalie Quintane propose un article de recension du Sitaudis. Mais Pierre Le Pillouër, convaincu d’attirer les "pornophiles" (sic) du monde entier, se montre soucieux d’éviter que le mot "enculer" ne figure sur son site (il y a pourtant de nombreuses manières d’éviter le recensement d’un mot par un moteur de recherche). Le projet de notre bienfaitrice s’en trouve forcément contrarié, mais elle s’en sort plutôt brillamment :
Grande et puissante est la fortune de cet article : les commandes affluent de lecteurs intrigués mais assez dégourdis pour arriver jusqu’à notre site. Mais alors que le quasi monde entier est emporté par le tsunami Enculer (métaphore très à la mode, remarquez la puissance d’évocation et qui s’applique, en plus, à à peu près n’importe quoi), un homme et son institution résistent, prisonniers de leur tour d’ivoire : Igor Groudiev, en direct du département du Dépôt Légal de la BNF, qui nous envoie ce document (.pdf, 142 Ko).
Notons que la revue Enculer avait évidemment déjà sacrifié au dépôt légal.
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